
PréambuleLes Baïnouks. ![]() Leur origine est encore très mal connue mais les traditions locales sont unanimes pour dire qu'ils constituent le peuplement le plus ancien de la Casamance. Comme la plupart des peuples vivants sur la côte occidentale de l'Afrique les Baïnouks affirment que leurs ancêtres sont venus de l'Est chassés par les malinkés du Gabu qui ont obligé un de leurs grand roi "Gana sira bana" à venir s'installer dans la Casamance actuelle. Tous les vieux baïnouks relatent l'histoire de Gana sira Bana qui semble être leur dernier grand conquérant Les circonstances de sa mort sont étranges et forment l'essentiel des récits des anciens. le roi aurait été victime d'un complot ourdi par des sujets mécontents de sa cruauté et décidèrent de le supprimer. les conjurés préparèrent une trappe couverte d'une natte et de sable sur laquelle ils placèrent le fauteuil royal puis ils organisèrent une fête grandiose où ils invitèrent leur souverain. Gana sira Bana tomba dans le piège et mourut lapidé par ces assassins. Avant de mourir, il maudit son peuple et lui prédit son déclin et sa disparition inéluctable. En effet le XVIIIe siècle fut celui du déclin, tous les royaumes baïnouk furent harcelés par les diolas à l' ouest, les malinkes à l'est et les balantes au sud, ces derniers détruisirent le dernier vestige de la puissance kasanké en incendiant la capitale brikama vers 1830. Maintenant que le royaume de Casamance n'existe plus les cassas sont réduits à habiter quelques villages du côté de san domingo les kassangués qui habitaient plus au nord ont été expulsés ou biens ont fui devant les balantes . vers 1850 les baïnouks etaientsur le point d'évacuer le buje largement occupé par les malinkés islamisés ![]() Le 8, à quatre heures du matin, la flottille pénétra dans les marigots conduisant chez les Karones et le 9 à midi après une navigation très difficile, les navires vinrent s'enbosser devant le débarcadère de Hillol, le village Karone le plus important, il était situé à un kilomètre du mouillage et protégé par une ligne de marais couverts de palétuviers au bord de la plage sur une profondeur de 300 mètres. Les Diolas pouvaient tirer parti pour leur défense des rizières profondes qui séparaient les marais du village. Le débarquement eu lieu sans difficulté grace à l'appui de l'artillerie de la marine, mais une fois arrivés dans les rizières, les assaillants essuyèrent un feu nourri des Diolas cachés derrière les arbres. Le village fut malgré tout encerclé et incendié et un détachement de tirailleurs sénégalais délogea les défenseurs qui s'étaient réfugiés à l'arrière dans un bois. les pertes furent nombreuses parmi les Karone et le fils du roi fut mortellement blessé. les Français déplorèrent deux morts dont un officier et 23 blessés. La population s'étant enfuie, la colonne razzia une centaine de boeufs est une trentaine de chèvres. Le 10 au matin, la flottille appareilla pour se rendre dans le marigot de Diourout afin d'attaquer le village de Thionk, alliés aux Français, les Boulouf prétèrent de nombreuses pirogues pour faciliter le débarquement des troupes. Le soir, la troupe bivouaqua près du village de Tendouk, à l'aube elle se dirigea vers Thionk qui fut pris et livré aux flammes. Comme à Hillol, 200 boeufs, 150 chèvres et de nombreux approvisionnements en riz furent emmenés. |